Aujourd'hui - allez voir Etty Hillesum c'est magnifique

en voilà une bonne nouvelle !

pensée du jour : "l'humanité descend du singe. Enfin, surtout la femme. L'homme s'accroche encore aux branches."

Condamnée à l'enfer
Sauvée mais pour combien de temps encore ?

Extraordinaire. Peu d'½uvres ont en elles une telle force d'ouragan, de tout balayer en nous pour laisser place à quelque chose de plus grand. Je crois que c'est la première fois que c'est si fort, que je vois consciemment les choses d'un ½il différent. On a toujours l'esprit trop étroit, il ne peut que s'élargir encore et encore...
Son texte était sensuel, mystique, plein d'amour, de passion, féminin... Un manège.
J'ai beau façonné mon intellect, il faudrait un travail énorme pour forger mon essence. Ai-je une sensibilité suffisamment grande ? Mes textes sont plats. Je bâcle tout. Si je les travaillais pour de vrai, si je m'en donnais la peine, ils seraient bons enfin et pourraient prétendre à entrer dans l'histoire.
Je ne me sens pas digne de ce désir d'écrire que j'ai, ce n'est pas une faim dévorante comme celle d'Etty et pourtant j'en ai besoin... J'ai besoin de progresser ne tant qu'humain, mais je suis si paresseuse.
Ce n'est pas tant le jeu des acteurs, la mise en scène, qui ne m'a pas spécialement accroché pour ne pas dire qu'elle m'a presque déplu, c'est évidemment ce texte, cette force incroyable... Je n'aime pas les gens comme ça, si riches intérieurement... Je me sens si petite...
J'ai rencontré trop peu de gens aussi hauts en couleurs, dotés d'une véritable richesse intérieure... C'est un peu triste. C'est ce que j'aimais chez certains comédiens. Mireille était comme ça... Elle ne se dévoilait pas, c'était un mystère vivant, des ombres chinoises... Et pourtant ça ne pouvait que déborder.
Le travail qu'Etty Hillesum a fait sur elle vaut la peine d'être lu... Je pense que ce sera une sorte de Bible, lorsque j'aurai le temps d'y jeter un coup d'½il.

Cela m'a amusée lorsque la femme a déploré qu'Etty soit morte jeune. Comme si un talent avait besoin d'être fauché pour se déployer dans toute sa splendeur. Ce texte aurait-il eu cette profondeur s'il s'inscrivait dans un fatras d'½uvres ? Je trouve que cette brièveté, cette histoire autour du livre lui donne un surcroit de saveur, comme le journal d'Anne Frank. Ce n'est pas un simple livre. C'est un destin.

Parfois j'ai des envies d'être juive. Bien sûr je ne me revendiquerai jamais comme telle, j'éprouve trop de respect. Mais c'est plus qu'une religion, c'est une communauté, avec une histoire... Je me sens attirée par ces êtres lointains et mystérieux, que j'imagine doué d'une spiritualité plus grande que la mienne... Mais je ne pourrais croire en Dieu par rapport à un livre Saint. Trop souillé.
Je lisais le témoignage d'une musulmane, qui a divorcé de sa religion après avoir lu le Coran, car c'était Allah qui avait voulu que les femmes soient inférieures, impures. Je ne suis pas d'accord. Pour moi, si dieu il y a, il ne peut pas avoir commis une telle erreur. Cela ne peut être que le prophète qui a failli, qui a laissé ses sentiments bassement humains le submerger. Il a profitait du crédit qu'Allah lui a peut-être conféré en mettant ses mots dans sa bouche pour laisser transparaitre en filigrane ses propres démons. A-t-il été rejeté par une femme ? Son épouse ne l'aimait pas ? Ne l'aimait plus ? En tous cas, je ne peux avoir de respect pour quelqu'un qui s'est laissé porté par la facilité du petit alors qu'il aurait pu être grand.
C'est pour ça que je ne pourrais pas croire en un livre saint. Je n'ai pas confiance en leurs auteurs, en leurs interprétations, conscientes ou pas. Humain, trop humain.


J'aime bien cette connivence facile de certains, des adultes qui disent spontanément « chérie », « mon chou ». C'est comme une façon de dire « je ne vous connais pas mais je vous aime parce qu'on est humain ». C'est comme une solidarité qui n'existe pas dans ce siècle individualiste. C'est mignon, je voudrais pouvoir m'exposer ainsi. Appeler un inconnu à un inconnu, c'est s'ouvrir un peu, s'exposer à se frotter à un porc-épic, qui refuse cette intimité fugace...
J'ai trouvé ça d'autant plus brave que c'était une noire qui disait ça à une fille, genre « sophistiquée » (dans sa définition toute particulière de la sophistication), elle venait de trébucher et de s'étaler lamentablement, donnant l'occasion à tous les voyageurs en transit d'avoir un aperçu du clair de Lune, dont on se serait bien passé.
Ce que je veux dire, c'est que c'était tellement sincère, spontané... Et peut-être même un peu osé lorsqu'il y a des gens qui sont encore pour l'apartheid (affligeant)...

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 08:55

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 15:32

18/11

C'est amusant comme les garçons ne signalent à une fille qu'elle est géniale que lorsqu'ils s'en séparent.
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# Posté le mardi 18 novembre 2008 15:23

17/11

17/11
je suis sublime lorsque je bosse sur l'expressionisme allemand. Ce n'est pas donné à tout le monde.


Finalement, l'amour est une habitude comme les autres. On se parle de choses sans intérêt pour remplir l'espace, on baise, on s'ennuie à deux au lieu de s'ennuyer tout seul.
C'est la rationalisation du plaisir. C'est une perte de temps agréable.

Quand on perd son amour c'est l'amour qui nous perd
De l'automne à l'été oui c'est toujours l'hiver
La rivière et la mer qui n'ont plus d'estuaire
C'est les inséparables qui soudain se séparent
C'est comme se retrouver à dormir dans les gares
Quand la nuit et la nuit et la nuit pour toujours
Oui le jour n'est plus jour quand on a plus d'amour.

Quand on perd son amour c'est les autres qui rient
Qui sont contents enfin de nous voir nous aussi
Comme ils l'ont tous été dans leurs vies une fois
Comme un fou qui se saigne accroché à la croix
Quand on perd son amour c'est l'amour qui nous crie
Tout le malheur du monde à réveiller la nuit
Notre coeur qui sait plus comment battre tout seul ...

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour.
Vaut mieux ne plus penser que d'y penser toujours.
Vaut mieux jamais aimer que d'aimer pour toujours ...
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d'amour.

Quand on perd son amour c'est toujours une fille
Qui a fait monter des marées de sel à vos pupilles
Faut pas leur en vouloir ce ne sont que des filles
Et que bien trop souvent elles oublient d'être gentilles
Car si l'homme est un chien c'est qu'il est plus fidèle
Plus fidèle à des chattes qui se feront la belle
Les filles c'est comme la mer ça dépend de la lune
ça va et ça revient s'écraser sur la dune
Faire des châteaux de sables de la boue dans vos mains
Et donner l'illusion à qui prendra leurs reins ...

Quand on perd son amour c'est qu'on a trop aimé
Qu'on est trop aimé soi, soi dans l'autre opposé
C'est qu'on a trop aimé oui l'idée d'être aimé
Qu'on a aimé l'amour, aimé à s'aveugler
Et qu'on a pas vu l'autre aller aimer un autre
Et qu'on a pas vu l'autre à soi qui s'en allait
Sur l'enfer c'est les autres, Sur l'enfer c'est les autres
Sur l'enfer c'est les autres et l'enfer c'est t'aimer.

Vaut mieux perdre la vie que perdre son amour.
Vaut mieux ne plus penser que d'y penser toujours.
Vaut mieux jamais aimer que d'aimer pour toujours ...
Mieux vaut mourir de mort que de mourir d'amour.

Quand on perd son amour c'est bien plus que l'on perd
C'est un jour en été pour des siècles en hiver
Tous ces verbes au futur qu'on conjugue au passé
Quand on perd son amour on perd l'humanité
Quand on perd son amour c'est le monde qui s'écroule
Quand on est plus qu'à soi au milieu de la foule
Quand on perd son amour c'est l'amour que l'on perd
Quand on perd son amour on perd l'humanité

# Posté le lundi 17 novembre 2008 12:07

Modifié le lundi 17 novembre 2008 13:59

Désormais

Désormais
Le plafond s'effondre et les murs prennent l'eau. Un café ordinaire, de l'eau noire au goût amer.

Elle a de ces lumières dans les yeux
Qui rendent aveugle ou amoureux


Elle vous parle et pourtant vous n'êtes plus vraiment là, vous êtes trop occupé à agonir. Vous restez immobile sur votre tabouret, un vague sourire aux lèvres, comme si ce n'était pas grave, comme si ça ne vous atteignait pas.
Personne ne le sait et pourtant moi j'entends votre cri, je sais que vous vous consumez de l'intérieur.

Désormais
On ne nous verra plus ensemble
Désormais
Mon coeur vivra sous les décombres
De ce monde qui nous ressemble
Et que le temps a dévasté


Vous voulez être une pierre. Vous ne voulez pas paraître un pauvre mec inconsolable. C'est tout à votre honneur.
Elle se doute de rien, elle soupire, sans doute est-elle soulagée, c'est si simple.
Vous voudriez comprendre. Elle n'a pas d'explication.

Et moi je suis tombé en esclavage
De ce sourire, de ce visage...


Vous la connaissez par coeur, pour vous devenir un n'est pas une métaphore. Vous avez atteint cette harmonie absolue... Vous étiez bien ensemble. Ce n'était même plus à cause de l'amour, c'est peut-être ce que l'on appelle la tendresse. Certains appellent ça la routine. Parfois, des choses toutes simples suffisent au bonheur.
Vous êtes prêt à tout accepter, tout oublier, simplement par amour. Vous voulez qu'elle soit heureuse. Elle aurait vraiment voulu vous rendre heureux.

La tendresse
C'est quelquefois ne plus s'aimer, mais être heureux
De se trouver à nouveau deux

La tendresse
C'est quand on peut se pardonner sans réfléchir
Sans un regret sans rien se dire
C'est quand on peut se séparer sans se maudire
Sans rien casser, sans rien détruire


Tout est cassé, tout se s'écroule. Ce n'est pas réel, cela ne peut pas être réel. C'est si soudain... pourquoi ? Pour rien. La vie passe.

Jamais plus
Nous ne mordrons au même fruit
Ne dormirons au même lit
Ne referons les mêmes gestes
Jamais plus
Ne connaîtrons la même peur
De voir s'enfuir notre bonheur
Et du reste désormais


La vie est passé et vous êtes resté en arrière. Vous êtes triste ? Ce n'est rien de le dire. C'est un monde construit à deux qui flambe. Et vous brûlez avec lui.
Bien sûr elle est triste mais c'est trop tard. Tout a été saccagé à la hache, il est trop tard, il ne reste plus qu'à se réchauffer les mains au coin du feu. Il n'y a plus que se jeter dans le brasier. Il fallait bien que ça finisse un jour.

Et moi je suis prêt à tous les sillages
Vers d'autres lieux, d'autres rivages
Mais elle passe et ne répond pas
L'amour pour elle est sans valeur
Pour moi c'est sûr, elle est d'ailleurs


Mais pas si vite, pas comme ça.
Les choses ne disparaissent pas comme ça...
Et pourtant si. Elle s'en va avec un sourire désolé, elle voudrait que vous lui pardonniez, elle ne sait pas très bien ce qu'elle fait mais elle s'en va, en poussant la porte vous espérez qu'elle va revenir sur ses pas, qu'elle regrette, vous êtes sûr que c'est une passade, que les choses vont changer...
Elle est dehors, vous laisse en tête-à-tête avec votre café noir dans ce bar sordide.
Et vous souriez et demandez un verre, n'importe quoi, quelque chose de fort.
Vous souhaitez sa mort et vous l'aimez à en mourir. Cela ne peut être réel.

Désormais
Ma voix ne dira plus je t'aime
Désormais
Moi qui voulais être ton ombre
Je serai l'ombre de moi-même
Ma main de ta main séparée
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# Posté le dimanche 16 novembre 2008 14:53

16/11

Nouvelle fan de Mikeal Vendetta. Je vais lui proposer une alliance, comme ça je serai publiée et je vais conquérir le monde ! La France a enfin son Paris Hilton - Vendam. Ca manquait pas.
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# Posté le dimanche 16 novembre 2008 08:52